La semaine dernière, l’équipe Deskare était au SETA – le salon de l’environnement de travail et des achats – pour rencontrer les professionnels du secteur. Trois jours intenses, rythmés par des échanges passionnants, des conférences inspirantes et la découverte d’innovations parfois… surprenantes !
Nous vous avons préparé un condensé des 5 grandes idées partagées lors des conférences, suivi d’un top 5 des innovations les plus insolites repérées sur le salon. Que vous y ayez assisté ou non, ce récapitulatif a pour objectif de vous inspirer et d’alimenter vos réflexions sur l’environnement de travail de demain.
Trop longtemps, les Ressources Humaines ont été tenues à l’écart des décisions liées à l’aménagement des espaces de travail. Pourtant, leur rôle est essentiel, au même titre que celui des acteurs de l’immobilier ou de l’environnement de travail.
C’est le postulat défendu lors de la conférence animée par Frédéricke Sauvageot (Directrice QVCT, Domaine Immobilier Orange), Benoît Meyronin (Directeur général associé, Korus Group Consulting) et Audrey Richard (Présidente de l’ANDRH & DRH Groupe Canal+).
Pour concevoir un environnement de travail efficace et pérenne, il est indispensable d’adopter une approche de co-création, qui intègre les RH dès la phase de conception. D’une part, car les espaces doivent répondre aux besoins des collaborateurs, et d’autre part car toute transformation – y compris spatiale – nécessite un accompagnement humain pour être comprise, acceptée et incarnée.
Pourtant, dans les faits, les Ressources Humaines restent trop souvent à l’écart, comme en témoigne Benoît Meyronin, habitué des projets de transformation : « En tant qu’accompagnants, on nous interdit presque d’aller voir les RH. » Un paradoxe, quand on sait que ce sont elles qui portent l’expérience collaborateur et les dynamiques d’engagement au quotidien – des dimensions directement influencées par l’environnement de travail.
« L’espace n’est pas neutre, il est cause des comportements », rappelle Benoît Meyronin, citant Mircea Eliade, avant de poursuivre : « De facto, l’espace est une ressource managériale. Il est au service du management. »
Les intervenants rappellent également que la présence des RH autour de la table n’a de sens que si elle s’accompagne d’un véritable pouvoir de décision – ce qui dépend largement de leur place dans l’organigramme. Une présence au COMEX traduit généralement une implication stratégique de la fonction RH, tandis qu’une absence reflète bien souvent des décisions prises directement par la direction générale.
L’esthétique ne fait pas tout : il faut concevoir des bureaux qui répondent aux besoins primaires des collaborateurs, en s’appuyant sur des fondamentaux sensoriels.
C’est le défi qu’a relevé Orange lors du réaménagement de ses espaces, dans le cadre du déploiement du flex office sur l’ensemble de son parc immobilier. Frédéricke Sauvageot (directrice QVCT) explique avoir été bien au-delà du soin porté à l’acoustique et au design, en repensant l’environnement de travail à travers une grille de lecture cognitive.
L’entreprise a ainsi mené une réflexion sur l’impact des couleurs sur le cerveau, et adapté les ambiances en fonction des usages. Par exemple, les espaces dédiés à la concentration – où l’on vient aussi pour réduire sa charge mentale – sont volontairement habillés de couleurs proches de la nature, pour évoquer le calme et la sérénité. À l’inverse, les couleurs vives sont réservées aux zones de convivialité et d’échange.
“L’espace doit s’adapter à l’humain, et non l’inverse” Frédéricke Sauvageot
Historiquement réservé au secteur de l’hôtellerie-restauration, l’hospitality management a fait son entrée dans l’entreprise ces dernières années. Un métier encore émergent dans le monde corporate, pour lequel proposer une définition claire donne encore du fil à retordre.
Pour Éric Lefiot (président du SYPEMI), il représente « la partie servicielle destinée à l’occupant du facility management » – l’autre volet étant sa composante plus technique, centrée sur le bâtiment et son exploitation. L’hospitality incarne ainsi la dimension B2C du facility management, traduisant une volonté nouvelle de prendre en compte les occupants et leurs préoccupations – longtemps ignorés.
Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises ont recours à l’hospitality pour améliorer le bien-être et le confort de leurs collaborateurs. C’est notamment le cas de Danone, qui a mis en place un groupe dédié à l’hospitality, avec pour mission « d’apporter des solutions aux occupants, quel que soit le problème », selon Manuel Martins (Directeur adjoint de l’environnement de travail chez Danone).
Ce type d’équipe joue un rôle essentiel, car en entreprise, les irritants du quotidien sont rarement exprimés de manière formelle. On les évoque à la machine à café, mais il est rare qu’ils fassent l’objet d’un signalement – sauf lorsque la situation devient critique. D’où l’importance d’avoir des interlocuteurs identifiés, à l’écoute, capables de faire remonter ces signaux faibles pour qu’ils soient pris en charge.
Pour Manuel Martins, l’hospitality doit être le premier point de contact à l’entrée du bâtiment. L’accueil joue un rôle central pour connaître les besoins des salariés et faire émerger les services à mettre en place – comme, par exemple, un parking à vélos.
Enfin, le succès de cette fonction repose sur le soin porté au recrutement et à la formation. L’hospitality requiert des soft skills rares : sens de l’écoute, attention à l’autre, et capacité à comprendre un besoin implicite pour le traduire en service concret.
Acronyme de Because Occupants Matter, le BOM Score est un système de notation – de 1 à 5 étoiles – dédié aux bâtiments tertiaires non aménagés, basé sur les critères qui comptent réellement pour leurs occupants. Ce référentiel a été co-construit par Helene Ouyang avec de nombreux professionnels de l’environnement de travail, parmi lesquels Muriel Havas (Blablacar), Ahlam Souimdi (Doctolib), Marie Simonian (Ubisoft) ou encore Franck Douau (LVMH).
La méthodologie est simple et structurée : une grille d’évaluation regroupant un ensemble de critères répartis en sept thématiques clés – architecture, environnement, équipements, exploitation, flexibilité, localisation, sécurité et services. Chaque critère est pondéré, et le cumul des points permet d’établir un score final.
L’objectif est clair : guider les entreprises dans leur quête de l’espace de travail idéal, qui garantit l’épanouissement de tous les collaborateurs !
Lors de la conférence, Sébastien Pessey, Responsable adjoint des services généraux chez Galeries Lafayette, a partagé son retour d’expérience suite à l’audit réalisé sur leur siège parisien. L’entreprise occupait le site depuis deux ans, dans un immeuble entièrement rénové par le propriétaire, avec six mois supplémentaires de travaux à leur charge.
Résultat : l’audit a permis de valoriser les aménagements déjà réalisés, tout en identifiant des axes d’amélioration, comme l’installation de boucles à induction magnétique à l’accueil pour les personnes en situation de handicap, ou encore la mise en place de multi-opérateurs pour garantir une bonne couverture téléphonique dans tous les espaces.
Lors d’une conférence dédiée à l’inclusion et à la diversité, Guillaume Bacle, DRH du groupe Orange, a souligné l’importance de concevoir un environnement de travail accessible à tous, rappelant que 80 % des handicaps sont invisibles. Il a partagé trois initiatives concrètes mises en place chez Orange, qui peuvent inspirer toute entreprise souhaitant rendre ses espaces plus inclusifs :
Des ajustements qui peuvent paraître minimes, mais qui, mis bout à bout, transforment significativement l’expérience des collaborateurs au quotidien !
Parmi les innovations insolites croisées sur le salon, difficile de passer à côté de Brainlight. Cette technologie immersive propose un moment de relaxation unique aux collaborateurs : un fauteuil de massage shiatsu (inspiré d’une technique traditionnelle japonaise), associé à des impulsions lumineuses et à un programme sonore qui guident le cerveau vers un état de calme et d’équilibre profond.
Les entreprises peuvent acheter ou louer le dispositif, pour offrir aux collaborateurs la possibilité de se ressourcer pendant leurs pauses, lors de sessions de 10 à 20 minutes.
Utilisé une à deux fois par semaine, le système permettrait de réduire le stress physique et mental, d’améliorer la récupération (20 minutes équivaudraient à deux heures de sommeil pour le cerveau), et de renforcer la concentration et la motivation au travail. C’est quand même mieux qu’une pause cigarette non ?
Testé (et validé) par la team Deskare !
Eveia, c’est une affaire de famille : fondée par Vincent Fourdrinier, rejoint ensuite par son fils, l’entreprise conçoit des pédaliers 100 % fabriqués en France, en région Centre.
Leur objectif ? Remettre en mouvement les employés qui sont sédentaires, grâce à un pédalier placé sous le bureau et une application reliée qui indique le nombre de pas effectués. Une manière simple d’encourager le mouvement tout en travaillant.
Parmi les nombreux bénéfices de la pratique de cette activité douce, on retrouve l’amélioration de la circulation sanguine, la réduction du stress et des douleurs dorsales, ainsi que la diminution des risques liés à la sédentarité (hypertension, maladies cardiovasculaires…).
Et si l’on peut penser que pédaler en travaillant est contraignant, l’essai est assez bluffant : le mouvement est fluide, discret – et même propice à la concentration.
La mission de Bioteos ? Dépolluer l’air intérieur grâce à une machine utilisant des microalgues. Ces organismes absorbent les polluants présents dans l’air tout en libérant de l’oxygène pur, améliorant ainsi la qualité de l’environnement de travail.
Cette technologie permet aux entreprises de proposer des espaces plus sains, favorisant le bien-être des collaborateurs au quotidien.
Conçue dans une démarche éco-responsable, la machine intègre des matériaux durables, avec du bois recyclé. Et ce n’est pas tout : les microalgues peuvent être récupérées puis utilisées comme engrais naturel pour les plantes de bureau.
Trop de travail pour se reposer ? Trop de fatigue pour travailler ? Nap&Up veut casser ce cercle vicieux en démocratisant la micro-sieste sur le lieu de travail.
Mais on le sait : s’assoupir au bureau n’a rien d’évident. Lumière, bruit ambiant, regard des collègues… difficile de lâcher prise dans un environnement professionnel. Pour lever ces freins, Nap&Up propose une solution de micro-sieste clé en main : un fauteuil en position zéro-gravité, une isolation visuelle pour préserver l’intimité, et une application mobile d’audios personnalisables pour faciliter l’endormissement.
Bonus : grâce à son design enveloppant et discret, ce cocon peut aussi faire office d’espace confidentiel, notamment pour l’allaitement.
Fini les gobelets jetables et les litres d’eau gaspillés pour laver les tasses en entreprise ! Avec son lave-verre révolutionnaire, Auum propose une alternative à la fois performante et respectueuse de l’environnement.
Quatre fois plus compacte qu’un lave-vaisselle classique, la machine auum-S nettoie, désinfecte et sèche un verre en seulement 20 secondes, avec 10 centilitres d’eau – et sans aucun produit chimique.
Une solution qui s’inscrit dans les engagements RSE des entreprises, en limitant à la fois les déchets et la consommation d’eau.
Petite exception dans cette dernière sélection : cette innovation, on ne l’a pas découverte au SETA… elle était déjà en service dans nos bureaux.
Chez Deskare, les sujets du futur du travail nous passionnent au quotidien : nouveaux usages, qualité de vie, aménagement des espaces, attentes des collaborateurs… Autant de problématiques complexes à gérer dans un environnement hybride.
Et s’il y a bien une chose que le SETA nous a confirmée, c’est que les modèles hybrides et le flex office sont désormais bien ancrés – et là pour durer.
Notre innovation ? Un logiciel qui permet d’organiser simplement le télétravail et le flex office. Il permet aux collaborateurs de planifier en amont leur venue sur site (en réservant un poste de travail, des salles de réunion…) et de mieux se retrouver, grâce au partage des plannings de présence – le tout, dans une seule application. Si vous souhaitez en savoir plus, prenez rendez-vous avec nous !